Romain SICARD,

On vous l'avez dit, il y a déjà bien longtemps......SICARD, c'est de la graine de Champion et comme toute graine, ça pousse....Romain, originaire d'Hasparrn a signé son premier contrat pro!!!!

Romain Sicard (GSC Blagnac) a signé un contrat de deux ans avec l'équipe continentale espagnole Orbea. Le grimpeur au tempérament offensif est désireux de progresser dans la cours des grands. Pour autant, il n'est pas prêt à renier ses principes : rester un coureur propre.

Quand on connait le garçon, son tempéramment...om a même pas besoin de se poser la question, tant la réponse est évidente.

Propos recueillis par Carine Cambou

Cyclismag : Tout d’abord, comment se sont passés tes premiers contacts avec la fondation Euskadi ?
Romain Sicard : La Fondation Euskadi recherchait des Basques d' Iparalde et c'est pourquoi depuis un an ils ont suivi mes résultats. Ils m'ont ensuite contacté en avril afin de passer des tests physiques et par la même occasion découvrir la Fondation et sa structure basée à Derio. J'ai pu alors rencontrer le président de la Fondation monsieur Madariaga ainsi que le directeur sportif de la continentale Orbea Alvaro Gonzalez de Galdeano qui m'ont présenté le fonctionnement de la structure ainsi que sa philosophie. Ce premier contact s'est bien passé et fut très intéressant.


« L’ÉQUIPE M’A DEMANDÉ D’APPRENDRE LE BASQUE »
Etait-ce une surprise de ton côté que la fondation entre en contact avec toi ?
Oui et non, dans la mesure où ces contacts ce sont établis petit à petit et dans la mesure où rien n'était sûr. Cependant il est vrai que le fait que la fondation s'intéresse a moi a été une réelle source de motivation pour cette saison d' autant plus que de courir dans une équipe basque pour moi qui suis basque représente une perspective attractive et intéressante.
Tu vas être le seul Basque français parmi les autres coureurs, Basques espagnols. A ton avis côté intégration, sur quoi va-t-il falloir que tu progresses ? Le basque ou l'espagnol ?
Je pense que l'espagnol est le principal moyen de communication au sein de l’équipe. Je l'ai étudié à l'école mais j'ai encore des progrès à faire pour pouvoir le parler couramment. Mais les dirigeants m'ont aussi précisé que beaucoup de coureurs communiquent en Basque dans l'équipe et m'ont demandé de l'apprendre parce que je ne le connais que très peu. J'aurai donc beaucoup de progrès à faire pour pouvoir le parler.
Penses tu que ce ne sera qu'un détail pour toi ?
Non je ne pense pas que ce sera un simple détail. Il va falloir que je travaille pour apprendre ces langues et j'ai l'intention de prendre des cours. Cela me permettra de renforcer mes bases. Cependant je pense que c'est surtout en communiquant avec l'équipe que je vais le plus apprendre. Il est important de pouvoir comprendre et parler ces langues parce que j'espère pouvoir m'intégrer assez vite et de la meilleure façon possible au sein de l'équipe. De plus, apprendre le Basque est une perspective qui me plait car cela me permettra d'affirmer un peu plus mon identité basque.

« DEUX TRÈS BELLES ANNÉES A BLAGNAC »
A Blagnac, l'officialisation de ton passage chez les pros a changé quelque chose dans l'équipe ?
Non je ne pense pas que l'officialisation de mon passage chez les pros ait changé quelque chose au sein de l'équipe. Les dirigeants m'ont dit qu'ils étaient contents pour moi, ce qui démontre que le club garde sa philosophie de formation et son objectif qui est d'amener les jeunes vers le haut niveau. Avec les autres coureurs de l'équipe rien n’a changé non plus. L'ambiance est toujours la même, c'est toujours dans la bonne humeur que l'ont se rend sur les courses. J'ai passé deux très belles années à Blagnac et au pôle à Toulouse. J'y ai beaucoup appris et je n'oublierai pas tout ce que beaucoup de personnes ont fait pour moi.

Te rends-tu sur les courses avec les mêmes objectifs ?
Oui je me rends toujours sur les courses avec les mêmes objectifs. Ma façon de courir reste la même. J'essaie de faire les choses sérieusement en gardant la même philosophie de course qui est de prendre des initiatives et d'essayer de ne pas commettre d'erreurs pour ne rien regretter. Il y a encore de grandes échéances d'ici la fin de saison et ma motivation est identique aux mois précédents. 
" ORBEA PRIVILÉGIE LA PERSONNE AU COUREUR »
Penses-tu qu’à 20 ans, c’est le bon moment pour tenter l’aventure ?
Je pense effectivement qu'à 20 ans ça peut être le bon moment pour tenter l'aventure parce que l'objectif reste d'essayer de progresser de la meilleure façon possible et je pense que la Fondation Euskadi est un cadre idéal dans cette optique. En effet la Fondation est une structure qui a une politique qui est aussi axée sur la formation notamment par le biais de la continentale Orbea. Elle permet à de jeunes coureurs de pouvoir participer à des courses de haut niveau tout en essayant de progresser à leur rythme sans précipiter les choses. Les dirigeants m'ont d'ailleurs conseillé de faire du vélo sérieusement mais sans pression et ont insisté pour que je poursuive mes études pour les 2 années à venir. Ce que je trouve donc intéressant dans leur discours, c'est qu'ils privilégient la personne au coureur. Tout est très bien cadré aussi dans la structure et je pense que c'est une réelle chance de pouvoir l'intégrer dès à présent.

Le fait qu'ils te laissent une place pour tes études est important à tes yeux ?
Oui. Le fait de pouvoir continuer mes études va en effet me permettre d'assurer mon avenir extra sportif quoi qu'il arrive. Comme je l’ai dit, je pense que cela montre aussi une très belle philosophie de la fondation qui considère donc en priorité l'intérêt de la personne à celle du coureur. C'est je pense, quelque chose de fondamental qui est peut être trop souvent oublié dans le sport de haut niveau.
« RESTER OFFENSIF MÊME SI JE PRENDRAI SÛREMENT DE GROSSES CLAQUES »
Qu’attends-tu de ton passage chez les pros ?
Progresser de la meilleure façon possible pour pouvoir un jour essayer d'atteindre mon maximum sur le vélo, qui est une grande passion. Le but sera donc d'apprendre au maximum et d'essayer de s'adapter au haut niveau. Cependant je sais que pour cela j'ai d'énormes progrès à faire et, je sais que ca ne sera pas facile. Mais le fait d'appartenir à cette structure représente je pense le meilleur moyen pour essayer de les réaliser. Le fait d'intégrer l'équipe Orbea sera aussi sans doute une aventure humaine qui va me permettre de découvrir de nouvelles cultures et des horizons différents.
On connait ton tempérament offensif, est-ce-que tu penses pouvoir continuer à garder cette attitude chez les pros ?
J'espère pouvoir la garder. Je sais que ce sera difficile mais je pense que l'attaque reste le meilleur moyen d'apprendre et de progresser. Si j'en ai l'occasion je préférerai donc garder ce tempérament même si je prendrai sûrement de grosses claques. Je sais qu'il n'y aura rien de facile et que j'aurai beaucoup de travail à faire.
« ORBEA NE CAUTIONNE LE DOPAGE EN AUCUN CAS »
Que connais-tu du cyclisme espagnol à ce niveau là ?
J'ai pu participer à plusieurs épreuves sur le territoire espagnol que ce soit en cadet ou en espoir et j'ai constaté une manière différente de courir qui est très poussée sur les offensives et sur des attaques incessantes. J'ai aussi pu voir que la culture du cyclisme est très développée sur la péninsule ibérique et bon nombre d'Espagnols ont un grand respect pour ce sport et il existe donc une grande ferveur autour du cyclisme, notamment au Pays basque.
Est-ce que les histoires de dopage, récurrentes dans le peloton espagnol, ne t'ont pas refroidi à franchir la frontière ?
Non pas forcément dans la mesure où elles n'ont pas montré un dopage organisé au sein des équipes récemment. De plus, les dirigeants de la fondation m'ont précisé qu'ils souhaitent lutter contre le dopage et qu’ils ne le cautionnent en aucun cas. En plus, cela ne m'a pas refroidi puisque je sais que je garderai toujours mes principes quoi qu'il arrive. Je n'ai jamais cautionné et compris le dopage et cela ne changera jamais. J'ai un profond respect envers le vélo qui est ma plus grande passion et je ne comprends pas comment ceux qui trichent peuvent aimer ce sport. Se doper est pour moi un grand manque de respect envers soi même et envers les gens qui nous entourent. C'est quelque chose d'intolérable à mes yeux et je préfère cent fois regarder le vélo à la télévision sur mon canapé plutôt que d'imaginer une seule seconde pouvoir le pratiquer en trichant.

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Photo : Romain Sicard a choisi Orbea pour progresser
Crédit : Yann Le Goff -
www.capture-velo.com

Cette saison, Sicard s'est notamment signalé en remportant le Trophée de l'Essor et terminé 5e du Tour du Labourd sur l'Essor basque. Avant de terminer : 2e d'étape sur le Weekend béarnais, 6e de la Ronde du Pays Basque et 9e de la Ronde de l'Isard (2.2U). Début juillet sur la piste, il a été sacré champion de France du Scratch.

A bientôt pour d'autres infos.....

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