Sortie pédestre: les crêtes d'Arradoy et le plateau de San Julian

Dans notre Club, il y a des moments où le vélo doit rester au clou Clin d'œil pour changer ses habitudes...tout en faisant du sport...

Pour nous permettre de parfaire notre condition, avant la période hivernale, Dédé et Yvette, nous ont embarqué pour une sortie extraordinaire: les Crêtes d'Arradoy et le plateau de San Julian 

La promenade du pic d'Arradoy, sur le chemin du Génie, entre les chênes tauzins du sommet et les châtaigneraies, c'est un panorama exceptionnel dans une nature sauvage encore préservée. Beaucoup d'entre nous, découvraient les beautés cachées de notre région...Quoi de plus agréable, que de se laisser conduire et conter les explications.

Dédé nous a "transfusé" une partie de la culture basque, accompagné de Xomin 

Comme convenu, du moins pour ceux qui ont honorés leurs engagements Incertain, nous sommes partis à 7H30, de l'Espace Gaston Larrieu. Sous la pluie, pour une fois, nous nous dirigeons vers Jaxu, point de ralliement pour le café matinal. Après une heure de route, tranquille, c'est Yvette Bisou et son sourire qui nous accueillent. La matinée est lancée: les premières blagues affluent autour de la table de la maison familiale. Aucune hésitation pour débuter la balade programmée, car la pluie fine est à peine gênante. Dans la cours, Dédé nous conte la légende du développement de Jaxu, pays de la pomme à cidre, des "laminaks" et du fameux "génie". Nous partons sur les traces du "Jara" mais sans craintes de nous perdre, car nos guides veillent. Certains battent la fougère, à la recherche du cèpe perdu, que Nono ne tarde pas à brandir fièrement. Que les absents se rassurent, ce ne fut pas suffisant pour l'omelette Pied de nez. Nous marchons, à notre rythme en prenant le temps de respirer profondément, la brume environnante. Le site est magnifique, embellit par les couleurs de l'automne. La nature est splendide, à peine troublée par nos éclats de rire. Le chemin grimpe maintenant doucement vers les crêtes d'Arradoy, dominées par la croix de San Julian. Nous croquons quelques barres et buvons un peu d'eau, avant de continuer, prudemment, notre chemin. Chacun prend soin de l'autre et l'ambiance est détendue....bref, ça sent le bonheur simple....Bientôt, notre promenade reprend le chemin du départ comme pour nous signaler que le point d'arrivée est proche. Nous sommes déjà en train de raconter nos aventures à Marie-Claire et le petit Martin, devant la maison de nos hôtes Yvette et Dédé. Nous profitons de nous changer avant de rejoindre l'ancienne école communale et sa salle prêtée par Monsieur Le Maire à cette occasion...Sous le préau désert, il nous semble entendre les cris anciens des élèves mais il n'en est rien: simplement, la pluie qui a redoublée et qui crépite sur les tuiles de l'édifice...Qu'à cela ne tienne, il en faut plus pour écorner l'ambiance qui règne au sein du petit groupe. Bientôt, les bouchons des bouteilles de champagnes, offertes par Dédé pour la naissance de sa petite fille, se font plus bruyant que les chants des quelques participants. Les bulles noient les coupes rutilantes et nous portons un toast à notre bonne santé mais également, sans oublier celle, pour qui, nous levons le verre. Nous attaquons le pique-nique et chacun y va de son plat préféré pour une mise en commun. C'est sûr: on va pas mourir de faim et encore moins de soif!!!

S'en suit une farandole orchestrée par Monique, notre "guestar" avec Xomin et Yvette. Bientôt, une démonstration au lancé de bâton, comme pour faire revivre la troupe de majorettes qui écumait les villages pendant les fêtes pastorales d'antan. La rigolade est franche et partagée par tous, quand Dédé, revient avec la ferme intention de nous montrer qu'il est le seul maître dans l'imitation de la poule. Monique, sûre de son fait, pense bien "claquer" ce jeune "blanc bec". Elle se plie aux règles, mais ne parvient pas à faire mieux que le plus expérimenté: j'ai nommé AGU, car nul n'a oublié la même séance, réalisée cette fois en Espagne, il y déjà quelques bonnes années. Les éclats de rires sont nombreux, d'autant que déjà René se présente devant la "poule" déjà bien échauffée...Son regard, fixé sur l'objectif n'impressionnera guère plus notre gallinacé d'un jour. Rien n'y fait, la "cocotte" pavoise. Depuis plusieurs minutes maintenant, Xomin, l'homme du pays a observé. Mais comment font-ils pour le louper, alors que la tête passe si près des mains. Pour sûr, il ne va pas en rester là: il se présente devant "l'animal". Arrogante, elle picore à nouveau le plancher, non sans hurler sa joie. Les mains frappent dans le vide et notre poule n'a que faire de l'agitation environnante. Les éclats de rire envahissent la petite classe comme au plus fort des chahuts organisés, jadis,dans le dos de la maîtresse d'école. Pour sûr, ces moments là sont uniques. Les chants viennent réchauffer les coeurs, car comme précédemment expliqué, par notre guide, nous n'avons pas oublié que le quartier est acquit à la cause des biarrots: Aupa...aupa...BO...Le drapeau tricolore s'est enroulé pour laisser le rouge et le blanc, s'agiter en mesure! Pour finir la journée, Monique improvise sous l'impulsion de Dédé, une histoire "abracadabrantesque" que nous conserverons dans nos mémoires...

A tous les acteurs, nous adressons nos remerciements car c'est de votre participation que née la réussite de ces journées. Une mention particulière à Dédé, celui qui a impulsé cette randonnée, Yvette pour son active participation dans l'intendance, Monique pour sa bonne humeur, Marilou présente avec ses béquilles det Marie pour ses photos souvenirs...  

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