La Navarraise_240814

La plupart d'entre nous ne connait pas l'itinéraire que nous propose Dédé, pour cette sortie. Nous passerons de la "Basse Navarre" à la "Navarre" espagnole. Les paysages sont réellement extraordinaires et les routes tranquilles pour un maximum de plaisir

Col Artesiaga

Le programme de la journée

Départ en voiture depuis l'Espace Gaston Larrieu à 6H30 précises. Nous commencerons notre sortie en vélo, aux environs de 8H00. 

Un parcours superbe avec les Cols d'Ispeguy, Artesiaga et Urquiaga. Cet itinéraire a déjà été fait, lors du Challenge montagne de l'ASC en 2013. Nous avons apprécié la beauté des paysages méconnus de la Navarre après le passage du Col d'Ispeguy, côté Espagnol avec la traversée d'Elizondo et Irurita, avant l'ascension du Col d'Artesiaga. Des routes calmes en bon état, pour vous élever à votre rythme dans un décors somptueux. Le sommet approche les 1000 m avant une belle descente vers la dernière difficulté, le col d'Urquiaga, assez roulant. Nous effectuerons cette dernière ascension requinqués, après un pique-nique et un apéro (ou l'inverse!) dans un endroit pittoresque, en pleine nature.106km et 1900 m de dénivelé, pour cette journée aux sommet, qui nous rappellera notre séjour en Corse.

Le parcours vélo

Le racontons et les deux diaporamas...rien n'est trop beau!

Après une bonne nuit de sommeil à Caro, village voisin de St Jean Pied de Port, le réveil sonne "matine"...Dehors la brume environnante, nous promet une bonne journée ensoleillée, comme on les aime. Un bon petit déjeuner, les voitures chargées, nous quittons notre gîte pour rejoindre le point de rendez-vous à Ossès. Déjà, sur le parking, une bonne "troupée" nous attend: 10 cyclos tandis que 4 de nos épouses dévouées, nous escorteront.

Nous engageons déjà, la conversation avec les premiers kilomètres qui nous mènent à St Etienne de Baïgorry. Une bonne "pause", pour qui connait l'endroit, permet de repartir léger, à l'assaut d'Ispéguy. Parti dernier, j'essaie de rejoindre le petit paquet, encore un, qui pointe devant moi. Malgré tout, je ménage ma monture car, dans ce premier effort, je sais qu'il faut en garder. A mi col, Agu s'improvise mécano car sa chambre a subi le martyr d'un silex trop aiguisé. Je suis content de passer au ralenti, observant notre ami, les mains en plein travail, pour une fois! La voiture suiveuse, me double en m'annonçant enfin, la réparation effectuée. Plus haut, les premiers qui se sont expliqués n'en finissent pas de s'interroger. Ils croient, assurément que leur montée en a explosé plus d'un. Nous les rejoindrons quelques longues minutes plus tard. Toutefois, leurs visages ruisselant encore des premiers coup de pédales, trahissent une dépense d'énergie, qui aura sûrement entamé un peu plus la couche d'ozone. Josepha, le maître de la Venta Peio fait valser les cafés. Ils nous requinquent tandis que derrière, côté boutique, nos épouses essaient de mettre en défaut la caisse enregistreuse. Provisions faites, elles nous donnent rendez-vous, au prochain point chaud. 

Nous repartons enfin, dans le brouillard venu s'installer sur les cimes. Il fait pas chaud et nous apprécions, pour certains, le coupe-vent. La descente effectuée prudemment nous a permis de croiser quelques "afficionados" en sens inverse. Passé Erazu, nous menons bon train, derrière Dédé jusqu'à Elizondo.  Nous sommes déjà au pied du second col. Après les 8 petits km du premier, les 17 du col d'Artesiaga, nous permettront de monter à chacun son rythme. Nous avons "tombé" le coupe-vent, devenu inutile car le soleil, de ce côté de la Navarre, est là pour nous dorer la pilule. L'ascension se passe à la cadence des tours de pédales, qui l'eut cru! Dans ce col, il faut, comme dans tous les autres, rester humble. Nous en profitons pour admirer ce qui nous est offert. De magnifiques paysages se dévoilent, tandis que certains passages ombragés, sont là, pour nous ménager. Les muscles durcissent, certains beaucoup plus que d'autres! La pente oscille passant de 4 à 8% sans prévenir. Les bornes défilent. Nous avons largement le temps de les compter et même parfois, d'oublier le nombre restant car la lucidité n'est pas toujours au top. Quoiqu'il en soit, les deux derniers "kilo" font savoir que la fin est proche. Ca pique, car la pente s'est soudain accentuée. Il faut bien mériter les encouragements de nos groupies, installées au sommet. Bientôt, nous serons tous regroupés pour la descente que Dédé, nous annonce dangereuse. C'est donc prudemment, encore un fois, que nous nous élançons. Le Canada par deux fois nous salue, ou plutôt les Canadiennes qui nous font vibrer. Nous serons bientôt au pied du troisième col, celui d'Urquiaga sur la route de Pampelune. Poussés par je ne sais quelles mains, nous commençons la dernière ascension en sachant que bientôt nous serons à table. Le premier point de pique-nique déjà occupé nous laisse croire que le second sera le meilleur. Crédules mais affamés, nous le rejoindrons quelques centaines de mètres écoulés. Là, nos épouses attentionnées ont eu, tout juste le temps, de tout préparer. Le melon coupé avec le jambon, les sandwiches au pâté, quiches, tartes et je ne sais quoi d'autres sont là pour nous rappeler que le vélo c'est aussi la convivialité. Les discussions vont bon train, à chacun sa vanne pour égayer le petit groupe. Vraiment, à cet instant, on touche du doigt le plaisir de se retrouver entre amis. C'est que du bonheur!

oui...mais il reste encore une petite grimpée avant de basculer sur Esnazu. Les jambes, en bois, arrivent quand même à tourner rond. Nous savons qu'au sommet, nous attend le second café de la journée. Nous croyons y être mais cette fois, nous serons dépités de voir la porte close de la Venta d'Urquiaga. Nous décidons de fuser jusqu'au Aldudes car nous y connaissons "un repère" où il fait bon stopper. Après une descente du feu de Dieu sur des pentes abruptes nous y arrivons tout sourires. Nous prendrons tous un café sauf "le Basque bondissant" et son fils partis tout droit pour rejoindre Caro directement sans avoir à repasser par Ossès. Quoiqu'il en soit, nous, nous prendrons notre temps. Il faut vous dire que la serveuse charmante, préfère, j'ose le penser, notre compagnie à celle des fêtards de la veille, venus lui compter fleurette! Il nous reste encore presque 30 bornes à effectuer. Nous les ferons sans encombre malgré le vent défavorable, venu s'inviter. Heureusement la pente est dans le bon sens cette fois. Je laisse alors filer "mamachine" pour laquelle Régis fait les yeux doux.

Un dernier pot avant de se séparer, nous est offert par Maurice à Ossès. Nous repensons à nos exploits, nostalgiques, tant la fin de saison est proche. Heureusement il y a encore de beaux rendez-vous sous le soleil du mois de Septembre, notre été indien à nous. Nous rejoindrons nos pénates repus de plaisir et de satisfaction en pensant aux absents, qui "une fois est coutume" ont eu tord de ne pas venir...

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