La Ibaneta, sortie montagne avec un col inédit: le Sorogain

Dimanche 14 Août, nous avons réalisé une magnifique sortie montagne, "La Ibaneta" dont le tracé était inédit, pour notre section.

Le Col de Roncevaux Pour cette sortie, nous avons franchi le Col de Roncevaux ou Puerto de Ibañeta en espagnol. C'est le nom donné au principal passage de la chaîne pyrénéenne, dans son extrémité occidentale. Près de la frontière franco-espagnole, il se trouve néanmoins entièrement en Espagne, à la limite entre les "municipios" de Valcarlos au nord et de Roncesvalles au sud. Dans son tracé routier actuel, le col culmine à 1 057 mètres d’altitude.
Il est rendu célèbre comme lieu possible de la bataille de Roncevaux qui y oppose, le 15 août 778, l'arrière-garde de l’armée de Charlemagne, commandée par Roland, aux Vascons, épisode qui fournit la trame légendaire de La Chanson de Roland et d’une partie de la Chronique du Pseudo-Turpin.C'est un point de passage du Camino navarro sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

En Espagne, nous traversons les villages typiques de Valcarlos, Roncevaux, Burguette avant de gravir les petits cols de Mezkiritz puis Sorogain... Des contrées La Collegiale de Roncevauxinconnues pour nous mais un terrain conquis pour Dédé, notre guide créateur d'Aventure Loisir  Cyclo...

Nous pique-niquons avec les accompagnateurs dans un endroit idyllique mais gardé jalousement secret...Ensuite, nous redescendons par une route pentue en direction de Banca, Urepel par la vallée sauvage des Aldudes pour retourner à la civilisation par St Etienne de Baïgorry puis Osses, notre point de départ

Vous avons parcouru à peine plus de 90 km et avons la tête pleine d'images inoubliables....

Le Parcours : 95 km avec des paysages somptueux

Le racontons

Ce Samedi 13 Août, me laissa dans le doute, jusqu'à ce que la lumière jaillit dans mon énorme cerveau bouillonnant: "je maintiens la sortie de Dimanche. S'il pleut, on ira faire la fête à St Jean-Pied-De-Port". C'est donc conforté dans cette fulgurante prise de décision que j'engage les 17 inscrits à préparer les pique-nique du lendemain...

A 6H30 et le petit quart d'heure landais, nos moteurs vrombissent, direction OSSES. Après le café, comme le veut la coutume, c'est d'autres moteurs qui demandent pitance!!! Nous nous élançons donc, sûr de nos cylindrées respectives. 9 cyclos et une cyclote pour nous entraîner plus loin, sans rechigner. Eh oui, mesdames! Sandra s'est lancé un beau défi, celui de rabaisser nos "égos" sur-dimensionnés... En file, nous entamons la sortie non sans s'être imprégnés des consignes de départ, scandées par le maître Dédé. Le régal nous attend alors, après les 11 premiers km de plat qui nous séparent du début de l'ascension du Col d'Ibaneta. Une pensée émue pour la randonnée St Martin-Oyon qui nous avait fait sentir, en son temps, la difficulté de gravir ce passage par 35°C. Déjà la première halte, à la station service de Valcarlos. Après cette vidange naturelle, la vérification du niveau allait s'opérer dans les premiers tours de manivelles suivants. La colonne s'étire, puis s'égrenne au rythme des encouragements de notre berger (j'ai nommé Henri) et de son troupeau discipliné (les brebis se reconnaîtront!). L'ascension se fait remarquablement bien pour tous et la photo au sommet, autour du panneau mentionnant les 1057 mètres gravis est là pour témoigner de la fraîcheur affichée de tous...Nous attaquons une magnifique descente de 2 km pour arriver à la Collegiale de Roncevaux...Certaines d'être biens encadrées par leur berger dévolu, les brebis du départ s'enhardissent au détour d'une église pour confesser  quelques péchers secrets. Il est vrai que Roncevaux est lieu de pélerinnage. Quant à nous, deuxième café de la matinée les quelques madeleines du Président, qui ne tarde pas à donner des nouvelles de son arrivée iminentes, sdont englouties. Trop rapides pour lui et son berlingo (je parle de la Citroën, respect oblige), nos cyclos repartent à l'assaut de Mezkiritz et Sorogain, les deux prochaines difficultés...Notre borne parlante, celle qui fonctionne sans pièce, nous a prévenu des pièges futurs et tous, nous restons sagement dans son sillage. Un vrai plaisir de se laisser guider. Nous grimpons bientôt une petite route, au profil doux pour rappeler aux plus hardis  qu'ils n'ont plus 20 ans. Nous nous enivrons des odeurs environnantes, celles-là même qui se feront plus concrètes dans les prairies environnates: non, non j'ai pas dit que ça sentait la m..... Nous décidons de franchir le sommet du Col de Sorogain pour nous mettre à table. Après quelques errements, nous choisissons le lieu de nos ébats gastronomiques: le panorama s'offre à nous, pour nous faire encore plus baver. Mais certains ont ravaler leur langue, en se rendant compte que leurs casse-croûte, monteraient moins vite qu'eux. Ma pudeur reconnue par tous, ne m'autorise pas à en dire plus...Les biaudossais se reconnaîtront (oups!! j'ai lâché le morceau!!). Enfin, nous avons pu prolonger l'apéro à la santé de notre doyen (toujours jeune) et de notre benjamine, puis entamer grandement les glacières avant que ne surgisse, si peu attendu par ses amis, tant le désepoir fut grand, notre Bernard fulminant, le capot de sa berline rougoyant. Nous l'avions bien prévenu pourtant: Sorogain, ça se découvre...Une fois les "cordes détendues" c'est une autre musique que nous entendons. Les bouchons bruyants, marque de la qualité du breuvage dispersé, précèdent les odeurs du pâté maison. Je comprends maintenant que l'attente fut dure pour les concernés....Après cette franche rigolade, nous renfilons nos chaussures, remplissons les bidons pour entammer la raide descente vers Urepel. Notre vitesse vertigineuse fait tourner la tête des cochons de chez Oteiza. Imperturbables, nous sentons que certains se croient encore frais. La descente aidant, les attaques se dessinent. Dédé, en statège, attend le point de non retour pour éperonner Nono de sa banderille: il savait où faire mal et bien que le taureau secouait la tête de gauche à droite, pendant cet effort violent, celui-ci ne put rien, si ce n'est lâcher un râle, certains diront un beuglement, au franchissement de la "petite" bosse tant et tant de fois, marquée au fer. Rien n'y fait, à chaque fois, il lui fait. Pourtant, il le sait: à la corrida le taureau ne gagne pas souvent...Qu'à cela ne tienne, il va essayer de remettre ça, plus tard. Tant d'inspiration n'est pas naturelle, pensais-je: "je crois qu'il regarde trop le Tour de France". Mais voilà que dans son sillage d'autres se lancent des défis, amicaux: "ca va rrrrouler". Les accompagnateurs n'arrivent plus à suivre et les photos manquées sont de plus en plus nombreuses. Les compteurs s'affolent, il faut dire que la route au revêtement parfait se prête à ces jeux machos. Guyetsamachine fait l'élastique pour se faire des alliés et ramener les plus tranquilles, puis se laisse griser. Trop facile grâce à sa monture, il montre que la descente est son domaine et que les bosses sont trop courtes....Rien n'y fera, la "bête Nono" sera à nouveau domptée!!!!

Osses est déjà là et c'est autour du pot de l'amitié que ces anecdoctes, devenues déjà d'excellents souvenirs, sont ressassées. Nous trinquons à cette bonne journée encore passée ensemble, prenons date pour la prochaine sortie. Oui, je vous le dit: les absents ont encore eu tords!!!

Un énorme merci aux accompagnateurs, à Dédé et Nono qui ont contribué à rendre pour nous, cette journée exceptionnelle. Nous n'oublierons pas également, nos amis Biaudossais toujours aussi nombreux et enthousiastes dans ces occasions. Une mention particulière, à Jacques et Sandra....

Le diaporama de la sortie

Les vidéos de la sortie

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