La Béarnaise_180312

La Béarnaise 2012, un grand cru

La Béarnaise et le Clos Benguères

Depuis 4 ans maintenant, nous avons l'habitude de nous rendre dans la propriété de Thierry Bousquet, "le Clos Benguères" (cliquez Ici). Nous sommes accueillis royalement par Elisabeth, son épouse, Tatie Maguy et ses "merveilles" et biensûr l'homme de l'art qui nous fait découvrir son chais et déguster son "nectar".

vignes1.jpgC’est niché entre les deux vallées des gaves d’Ossau et d’Oloron , face aux Pyrénées que le Clos Benguères a vu son premier galet posé aux alentours de 1614. Puis la propriété fut améliorée au fil des siècles jusqu’à nos jours. Sa situation à mi-coteaux, dans des pentes assez fortes et l’existence de deux chais à différents niveaux, permet d’utiliser la gravité pour la circulation des moûts, limitant ainsi des pompages pouvant être néfastes pour la qualité du vin.
Les 4,5 ha de vignes d’un seul tenant, plantées avec du petit-manseng, du gros-manseng et du camaralet, sont menées en agriculture biologique. Elles sont orientées sud-sud-ouest sur un sol d’ancienne moraine de glacier, plein de galets calcaires apportant une fraicheur minérale dans les vins. L’océan Atlantique et les montagnes Pyrénées, tous deux proches ,contribuent à un climat alliant rigueur et douceur.

Thierry, un vigneron passionné

L'itinéraire vélo

Cette année, compte tenu de la météo, le parcours initialement prévu a été modifié. Nous avons emprunté celui de "la Moneinchone" fait en 2009. Malgré l'absence de difficulté notoire, à l'exception de la côte de Cuqueron à l'arrivée, il fallut du courage aux 8 cyclos pour braver le froid (5 °C) et la pluie...mais une fois de plus, les absents ont eu tord, car à l'arrivée ce fut un régal!!


Le racontons et les photos

p2020041.jpgC'est à 8h00 tapantes, que nous nous élançons pour le premier brevet de l'année 2012. 100 km effectués, au terme d'un parcours modifié, car la météo ne nous a pas facilité la tâche. Mais c'est bien connu, les cyclos sont des "guerriers". 8 sur 10: il aurait pu s'agir de la note attribuée par les membres du Club aux organisateurs (il faut bien se donner un peu de réconfort par ces temps de crise!!) mais c'est plutôt le nombre de partants courageux qui ne se sont pas laissés impressionnés par les nuages bien présents sur Gaston Larrieu. Un peloton de "winners" se meut dans la grisaille de ce Dimanche matin, suivi par un berlingo, la friandise de notre Président...

Courageux, dis-je, c'est sûr, car à regarder en l'air les gouttes qui perlentr sur les lunettes, nous rappellent que la pluie commence à se faire pressante. Nous rejoignons le bord de l'Adour, qui a revêtu sa tenue des jours de "flotte"...le "miroir" si beau par temps ensoleillé, est là, quelque peu changeant, au gré des vaguelettes et branchages charriés par les eaux tumultueuses de ce fleuve que nous aimons tant. Poussés par le souffle du suivant, nous arrivons déjà au point de rencontre, où stationne le troupeau décimé de nos amis biaudossais. Les deux frères présents, sentant bien que le cidre ne leur convenait guère, ont préféré se laisser séduire par la robe ambrée du Jurançon. Ils ont eu raison: car quand certains ont dû entendre le marteau du forgeron frapper l'enclume au matin sonnant, eux se sont sentis des ailes pour enfourcher leur "petite reine". Point de mal de tronche ou d'aigreur à l'estomac pour les empêcher, d'apprécier 4h00 plus tard, la douceur du breuvage Béarnais, veillis en fût de chêne et servi par nos hôtes Eli et Thierry BOUSQUET au "Clos Benguères"...

p2020051.jpgMais avant tout ça, il a fallu, courber l'échine, des coups de pédales et quelques arrêts salvateurs le long des buissons. Car la route était encore longue, avant l'ultime côte qui devait nous amener à bon port. Encouragés par tant de vaillance, nous oublions presque que la pluie se fait un peu plus tambourinante sur nos casques et que le froid commence à faire sentir sa morsure sur nos extrémités: je parle là, des pieds et des mains, car pour le reste, tout est encore bien à l'abrit! Les kilométres s'enchainent à bon rythme avec la bienveillance de nos accompagnateurs. De moins en moins de regards aux alentours pour limiter les déperditions d'énergie, car tout sera compté par ce froid de canard qui nous met la chair de poule (je sais elle était facile mais tellement tentante). Un temps... de chien dans cette basse cour, celle de la rue bourg-vieux, où le café fut servi à l'abri, par une mère réquisitionnée par son fils pour accueillir la meute dégoulinante et frigorifiée. A peine les voitures sorties du garage et le balai à la main pour que les feuilles retournent de là ou elles viennent, que déjà les freins grinçant sur les jantes humides annoncent notre abordage. Le Président et son épouse, attentionnés, s'activent autour du bar improvisé, pour distribuer le café chaud et les madeleines aux cyclos remuants. Certains se tapent les mains, d'autres font des claquettes mais tous façon "artist" méritent leur "Oscar du courage".

p2020075-1.jpgFaut pas exagérer non plus, c'est pas la fin du monde!! Nous profitons de l'accueil jusqu'au bout: bassine d'eau chaude, serviette pour s'essuyer, toilettes pour partir plus léger etc...mais déjà le quart d'heure béarnais tire sa référence en laissant dérrière lui les traces humides des chaussures sur le sol. Les derniers kilomètres ne seront qu'une formalité, jusqu'à ce que le sort s'acharne: à Pardies (pas celui que l'on connait!) le "pshitt" coule à flot: Bernard ne s'est pas méfié et s'est soudain sa roue qui s'aplatit toute dégonflée par un manque d'air soudain. Pour ceux qui ne savent pas, ce sont les symptômes de la crevaison. Il va en falloir des remèdes, pour dans le froid, bouger les doigts jusqu'à ce que la chambre et le pneu soient définitivement regonflés. Mais Bertrand en a vu d'autres, car lui, en son temps, a fait sa croisade, de St Martin à Strasbourg!! Après ces quelques instants de repos forcés, nous repartons attirés par le "Plaisir d'Automne" et le "Chêne Couché". Cuqueron se pointe, et bille en tête nous laissons nos machines nous conduire. Tout est plus facile quand l'arrivée est là. Encore quelques plaisanteries entre nous avant la classique photo souvenir face aux Pyrénées qui ont disparues du paysage. 

Nos épouses nous attendaient mais restaient actives: dans la cheminée de la "Bringuères", cette belle grange du "Clos Benguères", nos vêtements éparpillés, prenaient la chaleur du bois qui se consumme. Enfin, un peu de réconfort et de bien-être. Après cette métamorphorse, car nous sommes tous passés de la pluie au soleil une fois arrivés, nous nous encourageonsp2020088-1.jpg pour la "Basquaise", dans à peine un mois...Nous nous dirrigeons vers le Chai où nous sommes royalement accueillis par un festival de produits du terroir: andouilles de Susbielle, cake aux boudins et pommes maison, saucisson sec, fromage de brebis fermier sont généreusement offerts en même temps que la dégustation des vins merveilleux du "Clos Benguères". Nous sommes définitivement biens, heureux de notre aventure. Nous avons déjà oublié la pluie et le froid quand les vins secs et moelleux libèrent leurs arômes dans nos bouches gourmandes. Ensuite, ce sont les tables dressées de part et d'autre du foyer de la grange qui se laissent recouvrir de nos victuailles...Le café s'est enrichi des fameuses "merveilles de tatie Magguy" vers qui nos pensées affluent.

C'est déjà la fin de la journée...une de plus passée ensemble et qui restera dans les archives du Club comme celle des années qui s'enchainent...Nous nous promettons de prochains rendez-vous, tous aussi joyeux que celui-là en pensant aux absents (qui ont eu, une fois de plus tort!!) et à Nono qui s'est cassé le casque et le coxys!!!

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