Brevet 150 km, la Basquaise

Le parcours et le profil de "la Basquaise"

Le racontons de la journée

Après le quart d'heure béarnais, les cyclos de l'ASC s'élancent pour une randonnée de 150 km. C'est parti pour le second brevet. Un beau peloton de 16 amateurs, presque tous avec ce beau "maillot jaune", symbole de notre appartenance au même Club, s'étire en direction de l'Adour et de ses berges magnifiquement embrasées, par un soleil naissant.Le ton est donné, les discussions vont bon train comme pour se rassurer à l'approche des premières difficultés. Nous rejoingnons à l'embranchement d'Urt, comme de coutume, les cyclos de Biaudos, toujours fidèles pour participer. Dédé, notre guide du jour avec Nono dispensent les consignes de sécurité tandis que Guyetsamachine vocifère à chaque apparition de l'automobile...Il aura moins de gueule, un peu plus tard, car Labastide Clairence et Pesarou sont déjà là. Tranquille, le peloton s'égrenne, éparpillant les maillons de cette chaîne humaine sur les routes en pente encore douce, du Pays Basque. On nous en a promis...on en aura!! quelques "bugnes" pour se raguaillardir et se dire que finalement on est pas trop mal. Comme quoi, c'est dans la tête, que tout se joue, souvent.

Après cette mise en jambe, tout le monde est prêt pour avaler le café et les madeleines, déjà préparées par Marilou, notre "St Bernard", suppléée par Henri dont le sourire n'a pas la moindre crispation, au contraire de certaines "guiboles"...Dédé a bien fait les choses: nous sommes à l'abrit, sous la halle du marché à bestiaux, de St Palais. Je comprends mieux, avec le recul, le choix judicieux de cet emplacement, en voyant, tout proche, la clinique vétérinaire. Mais soyons sérieux, ça ne sent pas encore l'écurie et de toute façon, l'endroit est suffisamment aéré.

Après une petit quart d'heure de pause méritée, nous poursuivons notre chemin, toujours sous la conduite de nos guides experts. L'endroit est magnifique, verdoyant à souhait et le revêtement de la route particulièrement lisse, il faut le dire. Nous approchons la moitié du parcours et traversons les villages aux noms enchanteurs de Iholdy, Irrissarry...

Nous nous régalons et pensons à nos épouses parties une heure après nous, sous la conduite d'Yvette, intronisée "guide de Charme" pour la visite de St Jean-Pied-De-Port. Elles aussi, se régalent des paysages et des vielles pierres qui entourent cette cité bien connue de tous, mais qui fait toujours plaisir à être à nouveau découverte. Pour sûr, elles n'ont aucune pensée pour leurs maris, soucieux de parfaire leur condition physique à l'approche des beaux jours...et la condition, il nous en faudra pour franchir les derniers obstacles de ce splendide parcours. Le "Pas de Roland" et sa route escarpée approche. Les cuisses se durcissent sur les raidillons successifs et l'attention de tous les instants est requise sur cette portion étroite et sinueuse. Nous ressentons tous les km accumulés, mais nous sommes heureux de nous sentir près du but. Plus qu'une vingtaine de bornes pour savourer la sangria d'Annie, au petit café de Jaxu.

Soudain, alors que tout "roule", nous assistons impuissants à la "gamelle" de Jean-Louis. Costaud, mais moins que la montagne qui vient de le coucher sur le flanc, le guidon dans les côtes et la tête contre le rocher (merci le casque)...Il se relève, heureusement, mais meurtri par la douleur. Un bel hématomme, sur la cuisse sanguinolante, la piqûre des orties fraîchement ramassés par son cuissart et son maillot, nous font oublier son vélo cassé et hors d'état de rouler. Nous essayons tant bien que mal de le soulager alors qu'il s'installe dans la voiture d'assistance. Une poche de glace dans une serviette est le seul calmant disponible...preuve que les cyclos sont contre "les pharmacies" embarquées dans les motorhomes de certaines équipes cyclistes bien connues. Ceci dit, nous n'oublierons plus l'essentiel de ce qu'il faut prévoir, pour soulager "les petits bobos". Après cet inetermède forcé, nous nous regroupons sur le pont à Baïgorry pour entamer le retour vers St Jean-Pied-De-Port, puis Jaxu.

Dur, dur... les crampes forcent Michel à mettre pied à terre. Mais qu'à cela ne tienne, le mord entre les dents, le voici qui remonte sur sa monture, pour, entraîné par Régis, dans les roues du peloton à nouveau formé, arriver à bon port comme il se l'était promis. Henri, toujours aussi friguant (pour un fois...) montre qu'il en a encore sous le capot, en faisant rugir les chevaux de la voiture qu'il conduit! Toujours le sourire au dent, il ne tarde pas à nous revoir grimacer dans l'ultime cote qui domine Jaxu, le village où la sangria tant désirée, nous attend. Dédé nous regroupe pour une magnifique photo où nous laissons exploser notre satisfaction du devoir accompli. C'est groupé, que nous assaillons le petit café aux murs épais, de cette bâtisse, qui trône en fasse de l'église. Le village est animé des éclats de rire, des crépitements des photos et par la bonne humeur à nouveau retrouvée, après les quelques frayeurs passées. Cette fois, ça y est, nous trinquons en repensant aux splendide circuit tracé par Dédé et Nono. A peine remis de mes efforts, je suis intronisé "Basque" (mais pas tout à fait autonome) par Dédé et Yvette qui me remettent le maillot distinctif de l'organisation d'Aventure Loisir Cyclo. Tout surpris, j'essaie de rester de marbre car le Béarnais que je suis à de l'orgueil...Lou hilh de puta!

Merci à Dédé pour cette journée, pour son flêchage, ses panneaux de bienvenue et à Yvette, conseillère municipale de Jaxu qui a su mobiliser ses concitoyens pour nous accueillir dans de bonnes conditions. Il ne nous reste plus qu'à nous restaurer, car "il fait faim". C'est autour de grandes tables à l'abri du soleil, dans l'ancienne école, que nous nous regroupons. Chacun y va de sa spécialité, Monique nous faisant déguster un magnifique merlu cuisiné à la mayonnaise, le tout "maison" tandis que Marie-Claire et Michel font "péter" le champagne en l'honneur du petit Marc, le plus jeune de tous!

C'est aux alentours de 17H00 que certains d'entre nous, nous quittent. Ceux qui le peuvent, prolongent les derniers moments de convivialité jusqu'au début de soirée, en profitant une dernière fois de l'accueil réservé par Yvette et Dédé, autour d'une tisane...cette fois, c'est sûr, quelques heures de sommeil seront salvatrices pour nos vielles jambes en attendant "La Landaise"...

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