Les Baronnies du 8 au 11 mai 2014

Nos remerciements

Pour réussir un bon séjour, il faut des ingrédients: une région à visiter, un hébergement, des participants enthousiastes, des parcours pour les cyclos, des visites pour les accompagnants mais point de réussite sans une logistique sans faille! 

 

"Vos épouses sont formidables" m'a soufflé à l'oreille mon ami Robert, "ça tombe bien nous allons les garder" lu ai-je rétorqué!

Nous remercions également tout le Club de Labarthe de Neste qui nous ont bien aidé pour ne pas perdre le nord dans les Baronnies....

Organisation du séjour

Nous serons hébergés dans le gîte "Le Hourquet" à Aventignan. Au bord du lac, dans la nature sauvage, tout près des grottes préhistoriques de Gargas, entouré de pelouses, le gîte accueille dans un cadre de détente et bien-être, en gestion libre.

Gîte sur 2 niveaux:

  • Au rez de chausGite hourquet pt3sée : salle à manger (15 tables de 4 pl.), salon (canapé, 3 fauteuils), cuisine équipée (plaques électriques + 1 grand réfrigérateur + 1 Congélateur), sanitaires, lave-linge, local technique. 1 appartement (2 ch. avec 5 lits + salle d'eau et WC).
  • Au 1er étage : 9 chambres (2, 3 et 4 lits) dont 4 appartements de 2 chambres, douches et WC.

Le logement, adapté à la réception de groupe, est en gestion libre. Vous devez prévoir des draps ou sac de couchage en plus de vos affaires courantes. Nous prévoyons la nourriture pour les trois jours à venir. 

Compter environ 10 €/personnes et par nuit . A ce prix, vous devrez rajouter le montant des repas, pris sur place en commun. Le budget prévisionnel pour le séjour de 4 jours (3 nuits) est environ de 150 €/couple en pension complète, hors transport sur place. Il sera ajusté en fonction des courses faites pour les repas mais ne devrait pas excéder le budget prévisionnel.

Se rendre au Gîte "Le Hourquet"

Pour se rendre sur place, nous emprunterons l'autoroute A64 direction TARBES/LANNEMEZAN.

La sortie à prendre est la n°16 pour trouver le Gîte "le Hourquets" à Aventignan.

 

Programme du séjour

  • 1er Jour

Nous partirons en voiture, depuis l'Espace Gaston Larrieu, le jeudi 8 Mai à 9H00. Nous arriverons sur place aux alentours de 11H00. Après installation sur site, nous prendrons en commun notre premier repas aux alentours de 12H00.

Vers 14H00 nous partirons pour une première sortie de 70 km à 80 km. Retour prévu vers 18H00

Repas du soir, préparé par nos soins, vers 20H00

  • 2ème Jour

Le 9 au matin, départ 9H00, après le petit déjeuner, pour un deuxième périple d'environ 50 km.

Déjeuner vers 12H00.

Après midi, départ vers 14H00 pour une troisième sortie plus longue, de 70 km environ

Retour au gîte vers 18H00, pour détente et repos avant le repas du soir vers 20H00.

  • 3ème jour

Le 10, départ à 9H00 pour une sortie de 82 km. Nous partons pour la journée: nous prendrons un pique-nique en cours de sortie. Cette ballade, nous emmènera sur des routes escarpées du pièmont Pyrénéen. L'objectif étant de rouler en groupe, avec des difficultés, devant nous préparer à notre voyage en Corse. Le retour est prévu vers 17H00 maximum.

Repas du soir pris au gîte vers 20H00

  • 4ème jour

Le 11, départ pour la dernière randonnée du séjour à 9H00. 50 km seront effectués avant retour au gîte pour le repas de 12H30.

L'après midi sera consacrée à la remise en état de propreté et de rangement du gîte.

Départ à 16H00 maximun pour une arrivée sur St Martin de Seignanx vers 18H00.

Parcours vélo

Parcours de 72 km, D+1079 m (Jeudi après-midi)

Parcours de 56 km, D+800 m  (Vendredi matin)

Parcours de 71 km, D+850 m (Vendredi après-midi)

Parcours de 88 km, D+1700 m (Samedi)

Parcours de 51 km, D+1400 m (Dimanche matin)

Road book

    Dénivelés Altitude
Départ/arrivée Distance D+ D- Min Mx
Jeudi après-midi 63,20 963 963 317 686
Vendredi matin 55,36 686 686 438 625
Vendredi après-midi 71,83 873 873 312 601
samedi 89,00 1708 1708 326 825
Dimanche
 
matin
51,16 1414 1428 439 1596
           
Total 330,55 5644,00 5658,00    

Le diaporama

L'énorme "racontons"

Ce Jeudi 8 Mai, rassemblés devant l'Espace Gaston Larrieu, les cyclos sonnent la charge vers les Baronnies. Cette fois, c'est en voiture que nous partons pour économiser nos jambes, avant les futures joutes dans le pièmont Pyrénéen. Comme une fleur, nous arrivons au gîte "les Hourquets" où nous attend le "maître des lieux" avant la prise d'assaut du bâtiment. Une grosse demi-heure plus tard, nous sommes déjà les sacs répartis dans les chambres, comme pour marquer chacun notre territoire. Vers 12H30, nous prenons notre premier repas: la tablée est bruyante mais disciplinée quand nos épouses s'affairent autour de nous, pour nous servir. Respectueux d'autant de délicatesses, le Président distribue les satisfécits aux méritantes. Nous serons tous unanimes pour reconnaître, tout au long du séjour, la disponibilité, la gentillesse et l'efficacité de nos épouses. Chapeau bas et respect!

Après avoir repris des forces, comme si on en manquait, "guyetsamachine" annonce le parcours. Départ 14H00, pour une sortie de mise en route, qui fera dire un peu plus tard, à certains d'entre nous: "si j'avais su...j'aurais pas venu!". Pour le café, nous accueillons les membres du Club local de Labarthe de Neste, dont le Président Jean, Corine et Robert partageront notre voyage en Corse. Henri, venu de Cierp, laisse découvrir sa monture, qui surprend à peine. Eh oui, lui aussi roule couché! Je me sens rassuré d'avoir autant de "GPS humains" pour nous accompagner. Je montre la carte et c'est parti, après les photos, sous un soleil presque radieux, car dans les Pyrénées, les moutons sont aussi dans le ciel parfois!

Nous entamons sans tarder les premières côtes ou devrais-je dire "côtelettes" car la suite vaudra quelques efforts pour revenir à bon port. Nous sommes dans l'excitation et l'adrénaline nous maintient à flot, pour faire encore bonne figure. Les paysages sont superbes, même si le Pic du Midi joue à cache cache, à Mauvezin. Surplombant, le château de Gaston nous nargue, pas très longtemps, car rien ne nous résiste encore. Une photo, encore une, puis une autre et encore une, perturbent la quiétude des visiteurs, par autant d'agitation au pied du donjon. Nous les rassurons, en leur précisant que nous ne sommes là, que pour guerroyer sur nos vélos: Gaston peut dormir tranquille! Nous repartons plein pot, car ce que nous venons de monter, il faut le redescendre, ainsi va la vie des cyclos. La route plonge sec, laissant présager un futur plus douloureux. Nous avons le temps d'échanger malgré les efforts et nous prenons plaisir, façon Comtes de Bigorre, à découvrir une nouvelle contrée. Le calme sur la route ne nous fait pas oublier la prudence, car derrière, il y a toujours celui qui vocifère: "serrez, voiture". A présent, nous nous engageons sur un sillon plus escarpé. Il dessine quelques lacets pour mieux nous faire apprécier les kilomètres avalés. A Lomné, une petite halte s'impose car des discussions s'engagent pour éviter Prat, trop redoutable pour nous, se premier jour de ballade. Alain, semble débouler à peine, que nous l'encourageons à ne pas se reposer, car le menu qui suit est trapu. Du fin fond du Gouffre d'Esparros, il faudra bien des efforts pour faire déborder "le col de Coupe". Enfin ça, Alain ne le sait pas encore. Il se contente d'admirer le coup de pédale aérien de Corine, Claude et Marie-Claire en se disant: "elles feraient moins les malines avec moi sur le porte-bagage!". Au sommet, nous serons quelque peu inquiets de ne pas entendre sa mécanique couiner alors que la plupart ont mangé leur pain d'épice. Quelques costauds décident de faire demi-tour pour l'encourager à gravir cette ultime marche. Mais voilà, la "coupe" est pleine. Tout le monde sait qu'un col se mérite mais celui-là "coupe" les pattes. Après mure réflexion, on aura compris qu'il portait bien son nom. Au sommet, le cardio déconnecté, pas rancunnier, Alain remet son "coupe" vent! Une belle descente plus loin, Henri lui propose un petit "coupe-circuit" requinquant, pendant que nous commençons l'atelier mécanique! Hervé nous la joue tremblante, guidonnant subitement. Est-ce l'émotion de se revoir parmi autant de cyclos dont jadis il guidait les tours de roues? Que nenni, car en guise de tour de roue, c'est plutôt son pneu "neuf" qui se barre en sucette! Et en parlant de sucette, il faut dire qu'il reste plus grand chose de bon à se mettre sous la dent: sûrement que les mittes dans son garage seront passées avant nous. Il m'avait bien prévenu, pourtant, que son vélo était plutôt reposé mais à ce point! Heureusement Yan, anglais expert dans l'accompagnement de groupe, cède pour le symbole, sa propre roue car il habite à 4 km. J'ose à peine me demander comment il fera pour regagner ses pénates tant le pneu montre sa chambre, façon tripe à la mode de Caen! Avec son flegme "so british" il rassure Hervé, en lui donnant rendez-vous le lendemain au gîte, pour un nouvel échange. Comme disait Stromae: "Fooormidable...il était formidable"! Tout penaud de nous avoir fait tarder, notre ex-président, je n'oserai dire ancien maintenant, repartira sécurisé par tant d'accroche. Avec le recul, je me dis qu'il valait mieux que ce fut fait à l'endroit plutôt que peu de temps avant dans la descente de ce fameux col...qui coupe! Quoiqu'il en soit, nous reviendrons la tête pleine de souvenirs pour ce premier après-midi. Nous nous accorderons toutefois, une partie de manivelles sur "le billard" qui mène au gîte. Comme quoi, il en restait encore dans le fond de cuve...

Après la douche et un petit moment de détente, nous étudions déjà les parcours du lendemain. Nous recensons les points clés, précisons les points chauds avant de passer à l'apéro...et oui! tradition oblige, l'apéro c'est sacré chez nous. Ce soir, c'est Khir à la mûre ou au cassis car nous boirons à ma santé. Je ne me refuse rien en fêtant avec quelques jours d'avance, mes 53 étés. Je trinque, retrinque et me gave de cacahuètes ! Les visages sont tous de plus en plus rayonnants, je ne sais pas pourquoi. Après l'euphorie du moment, les estomacs crient famine. La table déjà dressée, accueille les denrées vitales. On en aura pour notre dose, à en juger les quelques restes. Rien ne se perdra cependant, car tout reviendra un autre jour. L'ambiance est des plus conviviales et nous ne manquons pas de nous la raconter comme pour mieux jauger nos états de forme respectifs. Nous nous quittons sans trop tarder car demain est un autre jour!

Et ce jour viendra plus vite pour certains, tandis que pour d'autre la nuit fut si bruyante que même les boules quiès ne sont pas arrivés à se boucher les oreilles. Il faut dire qu'on a des nouvelles recrues. Au petit déjeuner, les noms fusent et les négociations s'entament pour échanger les chambrées. Pour l'heure, tout le monde atablé, déguste son "petit dèj": il n'y manque rien, nos épouses sont fantastiques. Requinqués, dans le lac face au gîte, c'est l'attraction: deux nageurs s'ébrouent mais nous donnent le frisson car ce matin, il fait couvert et beaucoup moins chaud qu'hier. Nous sommes bientôt prêt quand arrivent nos "GPS". Les échanges se font entre Yann et Hervé, habitués au troc, tandis que le départ est donné. Nous rejoindrons sur la route le second "homme couché" qui arbore fièrement la bannière bigourdane. A l'avant Pierre, celui qui a fait plier les Dolomites en poussant la chansonnette sur sa guitare, rythme la cadence. Le parcours est valloné et traverse la vallée jusqu'à la tour féodale de Mauléon-Barousse. Plus loin, nos épouses nous attendrons en vain, convaincues de nous voir passer à l'agonie. Trop fiers, nous bifurquons en épingle direction le col des Arrhes. Malgré le ciel bas, nous prenons plaisir à traverser les villages bien déserts malgré tout. Pas âme qui vive, pour acclamer notre beau peloton. Nous ravalons notre fierté, les villages aux noms enchanteurs se succèdent en traversant la forêt domaniale de Sauveterre-de-Comminges. Soudain, nous croisons une voiture bien connue. Alain, resté à la bergerie, a aussi du mal à faire rester ses brebis dans le droit chemin. A la prochaine halte, non loin de Barbazan, et proche des ruines romaines, il sévira, faisant toner sa voix impériale, en nous voyant arriver. Cette fois, ce chef de meute est à son aise, mais à sa place, nous le serions aussi. Après une petite soixantaine de kilomètres, nous reconnaissons Aventignan. Il est presque midi et il ne faudra pas tarder pour repartir, dès 14H00. A table, nous discutons des dernières péripéties. Il faudra digérer rapidement car l'après-midi sera costaud!

Nous entamons donc les retrouvailles avec nos machines à peine refroidies et déjà les hostilités recommencent. A Montréjeau, nous ne savions pas encore que ce n'était que le début. Ponlat-Taillebourg, Loudet, St Plancard nous mènent droit à Larroque, non pas celle de l'Adour mais c'est tout comme. Depuis lors, nous faisons saute-mouton, Sarrecave, Nizan-Gesse avant Monplaisir, il en faut un peu,puis Gensac-de-Boulogne, on s'en serait douté nous mènent à Pouy, comme par enchantement. Nous avons déjà cumulé 110 km depuis le matin et les "cannes" commencent à caraméliser. Il faudra bien s'accrocher car il en reste encore jusqu'à Monléon-Magnoac. Unis dans l'effort, nous admirons tout de même les lieux traversés. Les paysages sont vraiment magnifiques sur ces petites routes bien calmes. Le reste ne sera qu'une formalité car la boucle se terminera par de belles lignes droites plutôt rares dans un cercle! Non, nous ne sommes pas encore carbonisés: Pinas, Cantaous, Tuzaguet, Anères, Nestier et Montagut sont des routes que nous connaissons déjà sur le bout de nos pneus. Il est pratiquement 18H00 quand nous arrivons aux "Hourquets". Encore une superbe journée passée sur le vélo...Un vrai régal! Le soir, je sens l'embuscade et m'esquive, invité avec Marie auparavant par Henri et son épouse, à partager le foi gras et le champagne. Pour les autres, l'enfer commence: en cuisine les hommes s'agitent pour rendre au centuple, aux dames privilégiées ce qu'elles même ont donné: repas, service et vaisselle, tout y passe. Les plus machos deviennent soubrettes. C'est à notre retour, si bien soignés par nos hôtes que nous découvriront la mine déconfite des pauvres hommes, esclaves d'un soir. C'est bien joué, pensais-je tout bas de peur des représailles. Mais il est déjà tard, et les organismes un peu entamés, sonnent matines (premier office du cursus de l'office divin, destiné à sanctifier le temps de la nuit. Il est caractérisé par une psalmodie prolongée, entrecoupée de lectures longues et du chant de répons destinés à l'intériorisation des lectures). En clair: pour certains, le ronflement!

Raguaillardis par les rayons du soleil naissant, nous déjeunons pour entamer la journée grandiose, qui nous tend les kilomètres. C'est le jour le plus long celui des presque cent bornes. Nos compères de Labarthe sont venus en nombre pour nous éviter les détours dans les Baronnies. Nous partons à 9H00 sonnantes car il ne faudra pas trop traîner pour être au rendez-vous du pique-nique. Nous retrouvons les routes connues juqu'à Tilhouse. Nous plongeons sans fin, plus à l'aise dans les descentes que dans les grimpettes. Le circuit initial est quelque peu modifié par nos "GPS bien pensant" soucieux de nous ménager quelque peu. En longeant l'Arros, jusqu'à Bourg-de-Bigorre, Espielh puis Banios, il vaut mieux être du cru pour éviter de perdre le nord. C'est un régal pour nous de profiter de cette magnifique région en sachant que nous ne nous perdrons pas. Nous approchons du Col des Palomières dont le Cap de Lasserre annonce les premiers dévers. Après la douce montée dans les bois, au fond d'une petite vallée buccolique, la pente s'accentue brutalement. Les premiers lacets, bien raides se laissent franchir, non sans résistance, mais avec la contrepartie de nous laisser dominer rapidement les alentours. C'est superbe mais c'est dur, car nous ne sommes pas tous très frais. Chacun à sa main ou à son pied, c'est au choix, s'élève jusqu'au sommet verdoyant de ce "petit col", si j'ose dire. La vue y est à 360°C pour nous donner encore plus le tournis. La ville de Tarbes au loin, est délimitée par les immeubles blancs tandis que dans notre dos domine le Pic du midi enrobé par la neige encore abondante. C'est superbe! Nous nous languissons de repartir déjà mais l'heure tourne. La descente est faite prudemment jusqu'à Lies où "il faudra bien remonter sur le plateau", comme le dit avec son accent du pays, Daniel, celui que l'on prénome "la roule". Nous y sommes déjà et même si c'est moins dur, il faudra garder le rythme pour arriver sur "la plaque" ou ce fameux plateau, je sais plus. Quoiqu'il en soit, nous y serons tous peu de temps après. Nous serons alors la risée de quelques poivrots aussi déconfits que la facade du Bar d'où ils sortent alors qu'il est à peine midi. Maintenant, nous sommes proches du point de rendez-vous que nous avons fixé. On sent déjà la Neste mais avant il nous faudra faire quelques kilomètres supplémentaires pour arriver, vers les 13H15. Là sur les deux grandes tables en pierre sont déballées les victuailles et comme disait une de mes tantes, jadis: "prend-en, y en a"!. Là aussi, nous sommes stupéfaits par autant d'organisation: au plus près de la rivière, dans l'herbe à peine haute, les tables bleues sont déployées pour nous accueillir. Après s'être débarbouillés, nous invitons nos "GPS" à se mettre en pause. L'apéro est consommé avec modération, car le jus monte vite au cerveau pour nos organismes émoussés. Nous trinquons tout de même et profitons de ce bon moment passé ensemble. Le soleil chauffe sec à travers les feuillages des arbres environnants. Quoiqu'on en dise et n'en déplaise à Hervé, ça sent la Corse! Nous prenons le temps de nous restaurer pour en profiter pleinement, avant d'envisager le retour au gîte. Ce soir, nous boirons l'apéro à la cabane des chasseurs de Labarthe de Neste car non content de nous avoir épaulé dans notre périple, les cyclos bienfaiteurs nous accueilleront sur leur territoire. Avant, cependant, nous règlerons quelques comptes à la manivelle, toujours sur cette belle route qui nous mène à Aventignan. Ceci finira merveilleusement bien la sortie et notre séjour car déjà dimanche il faudra penser à revenir au pays landais. Maintenant, les vélos sont à l'abri, rangés les uns contre les autres. Pour passer le temps, certains font déjà leur sac car la météo de demain n'engage pas, apparemment, à l'escapade. Dans le garage, une inspection improvisée se fait: les victimes sont désignées par l'inspecteur en chef, Régis! Les fautifs sont convoqués: un boyau mal collé et une jante voilée pour l'un, un jeu anormal sur la roue arrière pour l'autre. Inadmissible sur nos machines haut de gamme et pour les yeux de notre maniaque au crâne aussi lisse que le boyau défectueux. Rendez-vous est pris pour une réparation du bricoleur de service! Déjà 19H00 sonne l'heure de l'apéro, le dernier pensent certains. Dans les bois, à l'ombre des arbres, le repère des chasseurs,à peine visible de la route. Sur la table les verres sont alignés. Nous visitons l'antre, impressionnés par les trophés et les outils de découpe. Il doit pas faire bon pour tout le monde certains jours de chasse. Tout le monde trinque à l'amitiè des deux clubs. La chansonnette est poussée par le groupe jusqu'au solo de Monique dont j'ai involontairement coupé la chique au "diu biban". Tout penaud, de retour à l'auto, je lui fais la leçon de phonétique béarnaise. Nous passerons un grand moment ensemble jusqu'à ce que la pénombre nous noie. Cette superbe soirée et magnifique journée ne nous feront pas oublier qu'à notre maison, un autre apéro nous attend. Celui là, plus rugueux, nous tiendra en haleine jusqu'au repas, pris tardivement. Daniel, non, pas "la roule" mais le "renard argenté" s'est tiré du piège avec Régine pour préparer la marmite, de pâte à la carbonara. On ne se refuse rien mais c'est si facile quand c'est si bien préparé. Merci à eux.

Dimanche matin déjà et la pluie irrise le lac tandis que la surface est battue par les furieux du triathlon. Nous capitulons pour la dernière sortie qui devait nous mener à 1400 m d'altitude et nous rabattons sur les Grottes de Gargas pour rester à l'abri. Notre groupe est accueilli par Nicolas, notre guide d'un jour, pour nous faire" toucher du doigt" les traces de nos ancêtres. Nous reviendrons au gîte, moins idiots ou plus "culturés". Le ménage entamé dès le matin ne sera qu'une formalité avant notre départ pour St Martin de Seignanx.

Nous resterons par la pensée dans les montagnes mais nous n'oublions pas la prochaine échéance qui nous fait vibrer depuis ce début de saison car pour certains privilégiés, c'est bientôt la Corse!

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